TORONTO — Selon des données compilées par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), la province de l’Ontario consacre 25,3 pour cent moins de ressources que le reste du Canada pour offrir des soins hospitaliers à sa population. En gros, cela signifie que le financement provincial des Soins de la santé du Nord (SSN) devrait être augmenté de près de 57 millions de dollars par année afin d’atteindre un niveau de soutien financier similaire à celui des hôpitaux du reste du Canada.

Dans le passé, les politiques ontariennes étaient presque équivalentes aux habitudes de dépenses pancanadiennes en matière de soins hospitaliers. Les chiffres de l’ICIS démontrent par ailleurs que l’Ontario connaît, pour une troisième année consécutive, une diminution absolue des dépenses par habitant dans le domaine des soins hospitaliers, a fait valoir le président du Conseil ontarien des syndicats hospitaliers (CSHO), Michael Hurley, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Sudbury.

Le président de la section locale 1623 du SCFP, Dave Shelefontiuk, et la vice-présidente du CHSO Sharon Richer se sont aussi adressés aux médias durant cet événement de presse. Ils ont insisté largement sur la comparaison entre le financement des hôpitaux de l’Ontario et celui des autres provinces, et plus précisément sur la façon dont les budgets provinciaux pour les Soins de la santé du Nord devraient augmenter pour correspondre au niveau de financement hospitalier moyen dans le reste du Canada.

« L’avalanche de coupures budgétaires survenue à Sudbury dans les soins courte durée, en santé mentale et dans les soins continus complexes peut être attribuée à la décision de faire reculer les dépenses de soins hospitaliers de 25 pour cent par rapport aux autres provinces. Ce qui distingue l’Ontario des autres provinces et des territoires, c’est que le gouvernement libéral de l’Ontario finance les sociétés en leur accordant d’énormes réductions d’impôts, et que les milliards manquants sont directement coupés dans les soins hospitaliers offerts aux patients», a dénoncé Hurley.

La durée moyenne des hospitalisations est plus courte en Ontario que dans le reste du Canada. Dans l’ensemble du pays, les patients ont droit à 14,2 pour cent plus de ressources que les patients recevant des soins infirmiers en Ontario.

« Les hôpitaux du reste du Canada comptent sur 21 pour cent plus d’infirmières que les hôpitaux de l’Ontario. Cela signifie que les patients des autres régions du Canada reçoivent plus de soins infirmiers directs que les patients ontariens », a souligné Shelefontiuk durant cette rencontre de presse.

En se basant sur les données de l’ICIS, les dépenses hospitalières par habitant en Ontario auraient normalement dû augmenter de 1 417,31 $ (en 2012-2013) à 1 534,95 $ (en 2015-2016) simplement pour faire face à l’inflation des coûts généraux des soins de santé. En lieu et place, le gouvernement de l’Ontario a réduit cette dépense à 1395,73 $.

En plus du retard qu’elle accuse sur le reste du Canada dans l’ensemble de ses dépenses pour le secteur hospitalier, l’Ontario se retrouve aussi à la traîne dans d’autres domaines. « Les libéraux se défendent en arguant qu’ils investissent dans les soins à domicile et dans les ressources communautaires. Or, l’ensemble du Canada dépense 16,7 pour cent de plus que l’Ontario en matière de soins à domicile et de soins communautaires », d’ajouter Sharon Richer.

Le CSHO est une division du Syndicat canadien de la fonction publique qui représente près de 75 000 travailleurs du secteur de la santé en Ontario.

 

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Michael Hurley
Président du CSHO
416-884-0770

Sharon Richer
Vice-présidente régionale du CSHO
705-280-0911

Dave Shelefontiuk
Président de la section locale 1623 du SCFP
705-929-8457

Stella Yeadon
Service des communications du SCFP
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