Le conseil scolaire a récemment avisé la section locale que 25 postes allaient être touchés pour l’année scolaire 2026-2027. La majorité (19) de ces postes seront supprimés en raison de la perte du fonds de soutien aux élèves, ce qui comprend 7 travailleuses et travailleurs auprès des enfants et des jeunes, 7 assistant(e)s en éducation et 5 postes administratifs. La suppression des 6 autres postes (1 orthophoniste et 5 éducatrices et éducateurs désignés de la petite enfance) découle des ajustements apportés à l’effectif protégé du conseil scolaire à la suite de changements dans les taux d’inscription.
Le SCFP 3396 représente environ 1 200 travailleuses et travailleurs de l’éducation (temps plein, temps partiel et suppléance) au sein du Conseil scolaire catholique de Hamilton-Wentworth, ce qui comprend des assistant(e)s en éducation, des éducatrices et éducateurs désignés de la petite enfance, des secrétaires, du personnel administratif, des travailleuses et travailleurs des technologies de l’information, des travailleuses et travailleurs sociaux, des bibliothécaires, des orthophonistes, des psychométricien(ne)s, ainsi que des travailleuses et travailleurs auprès des enfants et des jeunes.
« Ces suppressions bouleversent grandement nos membres », se désole Marcia Matthews, à la présidence du SCFP 3396. « Plusieurs membres ont dû passer à un échelon inférieur, alors que d’autres ont vu la durée de leur contrat passer de 12 à 10 mois, ce qui entraîne d’importantes baisses de salaire. Ce sont des travailleuses et travailleurs de l’éducation dévoués qui soutiennent les élèves depuis des années, et méritent mieux que ça. »
Le conseil scolaire a affirmé que la perte du fonds de soutien aux élèves était la cause de la réduction de personnel. Cependant, les documents sur le financement du ministère indiquent que le fonds sera maintenu pour l’année scolaire 2026-2027 et enjoignent aux conseils scolaires de l’utiliser aux fins prévues. Parallèlement, le Conseil scolaire catholique de Hamilton-Wentworth prévoit une légère hausse du taux d’inscription, et le financement provincial global lui étant accordé est censé augmenter d’environ 1,2 %, ce qui soulève des interrogations au sujet de ses motifs.
« Nos membres et les familles qu’ils et elles soutiennent méritent des réponses claires, poursuit la présidente. Si le financement est maintenu, le conseil scolaire doit expliquer pourquoi il supprime ces postes. »
Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018.
« Ce qui se passe au Conseil scolaire catholique de Hamilton-Wentworth, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Supprimer ces postes aura des répercussions sur tout le monde. »
Le SCFP 3396 et le CSCSO demandent au gouvernement provincial de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.
« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 3396 qui sont résolu(e)s à se défendre. On est solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »