TORONTO (ONTARIO) – Malgré de nombreuses preuves que la privatisation des services cliniques et de soutien dans les soins de santé ait dépouillé les contribuables et exposé les patients à des infections, de moins bons résultats sur leur santé et la mort, le gouvernement de l’Ontario a adopté à la hâte le projet de loi 138 afin de faciliter une privatisation accrue, d’accuser le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), aujourd’hui.

Le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP), qui comparaît aujourd’hui devant le Comité permanent des finances et des affaires économiques de l’Assemblée législative de l’Ontario au sujet du projet de loi 138 (Loi sur le plan pour bâtir l’Ontario ensemble) qui (entre autres choses) déposera et modifiera de nombreuses lois relatives au secteur de la santé, attirera l’attention sur les annexes 19 et 37, qui ouvriront la porte à une privatisation accrue.

« Au lieu de restreindre une privatisation accrue des services, des soins de santé à but lucratif et des cliniques privées, ces modifications font le contraire; elles les rendent possibles en facilitant le processus pour l’octroi de licences et en élargissant le concept de chaîne d’approvisionnement pour les biens pour inclure les services, sans restriction. Il ne s’agit pas d’économiser quelques sous sur des pansements et, ce n’est certainement pas – malgré la minimisation du projet de loi par le gouvernement – de la gestion interne anodine », de dire Michael Hurley, président du CSHO.

Le projet de loi propose de changer le processus actuel de demande de propositions officiel et rigoureux pour un processus sans doute moins transparent et moins onéreux d’octroi de licences et d’appel de demande de candidatures.

L’expérience du gouvernement provincial avec la privatisation des services de santé a été coûteuse. À l’hôpital de Brampton seulement, la privatisation a fait en sorte que les services de soutien coûtent maintenant jusqu’à 100 millions de dollars de plus que si ces services avaient été offerts par l’État.

« Nous croyons que de nombreux services de santé, comme les pharmacies, les laboratoires, les dépistages, l’entretien, les services alimentaires, les technologies de l’information, les dossiers médicaux et autres, seront ainsi privatisés. La portée du pouvoir que permet ce projet de loi est extrêmement vaste », de dire M. Hurley.

Les hôpitaux sont la cible des coupures dans les soins de santé par le gouvernement. Il est évident, en vertu de ce projet de loi, que les conservateurs ont l’intention d’éliminer divers services offerts par les hôpitaux locaux et de les transférer vers les cliniques privées spécialisées. Étendre les cliniques privées éliminerait les actes médicaux les plus lucratifs, à haut volume et faciles des hôpitaux communautaires. Les hôpitaux communautaires qui resteraient devraient offrir les services les plus difficiles. Si ces hôpitaux choisissaient de rivaliser avec les cliniques privées, ils devraient se spécialiser dans une gamme restreinte de services.

L’annexe 19 du projet de loi 138 facilite le processus pour faire une demande pour une clinique privée « malgré de nombreuses preuves que leur bilan est très peu reluisant. Étendre le rôle des cliniques à but lucratif et privées est le contraire des soins de santé publics intégrés à guichet unique » de dire Charlene Van Dyk, présidente du Comité de coordination des travailleurs des soins de santé (CCTSS) de l’Ontario du SCFP. « La façon dont le gouvernement peut aller de l’avant avec une privatisation accrue des services de santé malgré les preuves est profondément troublant. »

Le gouvernement réduit le financement en termes réels pour les hôpitaux et les soins de longue durée de 15 pour cent au cours des cinq prochaines années, alors que la population de l’Ontario vieillit et augmente et que la demande pour ces services augmente de façon significative.

« Le gouvernement devra, dans son raisonnement, tenir compte du fait que la main-d’œuvre des soins de santé, affectée par des années de coupures et de manque de financement et un moral affaibli, n’acceptera pas la privatisation. Il y aura une importante bataille contre le transfert des précieuses ressources pour les soins de santé des patients vers les entreprises », de dire Michael Hurley.

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Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec :

Stella Yeadon, Service des communications du SCFP ([email protected]), au 416 559-9300

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