TORONTO (ONTARIO) – Les travailleurs du secteur des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle (SPADI) représentés par le SCFP ont organisé une conférence de presse à Queen’s Park. C’était pour souligner la Journée internationale des personnes handicapées et le dixième anniversaire de la transition de l’Ontario d’un système en établissement vers un système d’intégration communautaire dans le domaine des SPADI. Les syndiqués ont averti le gouvernement Ford que le sous-financement chronique et les coupures dans les services laissaient les personnes ayant une déficience intellectuelle à l’écart de leur communauté, comme c’était le cas lorsqu’elles étaient internées.

Dans les années 1970, les personnes ayant une déficience intellectuelle et leurs proches ont plaidé pour un abandon de l’institutionnalisation au profit de l’intégration communautaire. Ce dernier modèle a pour but de fournir les services et soutiens qui permettent à ces personnes de participer à la vie de leur communauté. Les derniers établissements ontariens ont fermé leurs portes en 2009.

À la conférence de presse, Joanne Smithers, travailleuse de première ligne en SPADI et professionnelle en soutien direct depuis vingt ans chez Intégration communautaire Guelph–Wellington, est apparue aux côtés du président du SCFP-Ontario Fred Hahn, de Rob Hickey, professeur à l’Université Queen’s, et de Lisa Gretzky, porte-parole de l’opposition en matière de services sociaux et communautaires. Ils ont discuté de l’héritage laissé par les établissements pour personnes ayant une déficience intellectuelle et de la promesse rompue que constitue le sous-financement chronique du modèle par intégration communautaire.

« En 2014, j’ai participé au comité spécial du gouvernement sur les SPADI », a raconté Mme Smithers, qui préside le Comité de coordination des travailleurs des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle du SCFP. « Je leur ai parlé des problèmes que j’ai constatés avec la rétention des employés, les budgets qui stagnent depuis de nombreuses années malgré la hausse du prix de la nourriture, de l’électricité et du gaz, le vieillissement de la population et l’allongement des listes d’attente. Je leur ai dit, à l’époque, que s’ils ne réglaient pas ces problèmes et s’ils n’augmentaient pas le financement, le seul résultat qu’aura eu la fermeture des établissements, c’est de changer la salle dans laquelle ces personnes s’assoient. Malheureusement, rien n’a changé depuis 2014. Et le gouvernement envisage des options qui compliqueront encore plus la vie des personnes ayant une déficience intellectuelle et de leurs proches. »

Récemment, le gouvernement Ford annonçait qu’il dépenserait 1 million de dollars pour qu’un entrepreneur privé trouve des moyens de réduire les coûts dans le secteur. Selon Lisa Gretzky, députée provinciale néo-démocrate, cette initiative « ne fera qu’aggraver la crise dans le système. Cela ne fera qu’isoler davantage de leur communauté les personnes bénéficiant des services. »

« Dans toutes les collectivités de la province, les gens dénoncent les compressions néfastes du gouvernement conservateur de Ford dans les services sur lesquels nous comptons, a déclaré Fred Hahn. Pour les Ontariens ayant une déficience intellectuelle et leurs proches, le gouvernement libéral précédent a sous-financé le secteur pendant des années, ce qui a nui aux services. Voilà que les conservateurs de Doug Ford donnent un million à l’un de leurs amis consultants pour recommander de nouvelles réductions. C’est honteux. Il faut investir dans les services qui aident les personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leur permettent de participer activement à la société. »

Joanne Smithers a conclu ses commentaires par un avertissement au gouvernement : « Nous ne survivrons pas à d’autres coupes. Nous sommes en train de nous noyer. Et au lieu d’un gilet de sauvetage, le gouvernement veut nous lancer un bloc de béton. »

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Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec :

Matthew Stella, Service des communications du SCFP, au 905 739-3999 ou à [email protected]

Marla DiCandia, Service des communications du SCFP, à [email protected]

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