NORTH BAY (ONTARIO) – Au beau milieu d’une crise d’opioïdes qui continue de s’abattre sur les familles du nord-est de l’Ontario, un programme de traitement de la toxicomanie qui aide à sauver des vies, offert en résidence au Centre régional de santé de North Bay (NBRHC), est menacé.

Les réductions budgétaires des services hospitaliers ont pour effet de réduire le nombre des lits, des programmes et du personnel dans tout l’Ontario. Le SCFP a appris récemment que la dernière perte causée par le manque de financement par le gouvernement conservateur est le centre/programme/service de traitement de la toxicomanie en résidence de 29 lits, à North Bay. De plus, deux lits désignés pour les situations de crise ont été « redistribués », possiblement à un service dans la collectivité.

Depuis mai 2019, à North Bay, 138 cas de surdoses de drogue ont été signalés, dont six ont entraîné la mort. Quarante-cinq des surdoses ont été causées par l’héroïne mauve, souvent un mélange toxique de fentanyl, de butyryle fentanyl et de carfentanil.

« L’élimination du financement d’un programme de traitement des toxicomanes en résidence va entraîner d’autres décès. Il y a des preuves claires démontrant que les personnes toxicomanes ont de meilleures chances de guérir si elles obtiennent des soins et de l’aide en résidence. Nous devrions éliminer les obstacles aux soins de santé, et non supprimer l’accès à ces soins en fermant un programme indispensable de 29 lits », a déclaré Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO/SCFP).

Le taux d’hospitalisations pour les cas de surdoses d’opioïdes est (selon les données du gouvernement canadien) deux fois et demi plus élevé dans les petites villes comme North Bay, ayant une population de 50 000 à 99 999, que dans les grandes villes. Les visites aux services d’urgence liées à l’usage d’opioïdes à North Bay sont bien au-dessus de la moyenne provinciale.

En offrant aux patients seulement des programmes de jour, on les oblige à retourner à la maison, où souvent d’autres personnes consomment des drogues. Ces patients soumis à ces facteurs de stress sont plus nombreux à rechuter. Pour certains, la rechute est mortelle. Beaucoup d’entre eux aboutiront au service des urgences de l’hôpital de North Bay. Si ces personnes ne peuvent pas obtenir un traitement en résidence ou des soins pour les situations de crise, elles obtiennent seulement des soins à une salle d’urgence déjà surchargée. Sinon, elles meurent », a déclaré Hurley.

Il a exhorté le député de Nipissing à intervenir pour assurer le financement permettant de conserver le programme de traitement de la toxicomanie en résidence de North Bay. Une cérémonie de veillée est prévue le lundi 23 décembre (à 17 h) devant le bureau de circonscription du député Vic Fedeli, au centre-ville de North Bay. Une activité est également prévue à l’hôpital lors de la nouvelle année.

« M. Fedeli a nié avec véhémence que son gouvernement est en train de réduire le financement et les services de l’hôpital. Il est maintenant clair que les compressions sont réelles et qu’elles feront de vraies victimes. M. Fedeli doit porter attention de toute urgence à l’élimination de ce programme de traitement des toxicomanies en résidence. Peu de députés sont aussi bien placés que lui pour venir au secours de leurs collectivités », a déclaré Hurley.

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Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec :

Michael Hurley, président du CSHO-SCFP au 416 884-0770
Stella Yeadon, Service des communications du SCFP, au 416 559-9300 ou à [email protected]

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