TORONTO (ONTARIO) – Mardi matin, le SCFP-Ontario, le SIES soins de santé et Unifor ont tenu une conférence de presse conjointe, demandant au gouvernement de l’Ontario d’imposer par voie législative une norme minimale de quatre heures de soins pratiques dans les foyers de soins de longue durée en adoptant immédiatement le projet de loi 13, la Loi sur le temps alloué aux soins.

Selon les récents calculs pré-pandémie effectués par la Coalition ontarienne de la santé, les foyers de soins de longue durée de l’Ontario donnent, en moyenne, environ 2,7 heures de soins quotidiens. Le calcul est basé sur les heures de soins travaillées, plutôt que sur les heures payées.

« Nous devons donner aux personnes âgées de l’Ontario une norme de soins garantie afin d’aider à améliorer la qualité des conditions de travail et de vie dans les foyers de soins de longue durée. L’absence de norme de dotation en personnel signifie que les niveaux de soins sont laissés à la discrétion des établissements individuels, et nous savons que pratiquement partout dans la province, les niveaux de dotation en personnel sont dangereusement bas. Il est grandement temps que le gouvernement agisse en adoptant le projet de loi 13 », d’affirmer Candace Rennick, secrétaire-trésorière du SCFP-Ontario.

Le projet de loi, un projet de loi d’initiative parlementaire du NPD déposé par Teresa Armstrong, sera débattu en deuxième lecture mercredi soir. Les syndicats ont répété les recommandations contenues dans le rapport du propre groupe consultatif sur les effectifs du gouvernement rendu public en juillet et dans le rapport intérimaire de la Commission ontarienne d’enquête sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée publié la semaine dernière. Les deux rapports demandaient la mise en œuvre d’une norme minimale de soins de quatre heures, et le dernier soulignait l’urgence de le faire.

« Des familles, des experts et des travailleurs de première ligne s’entendent tous pour dire que les niveaux de dotation en personnel actuels sont trop bas pour offrir des soins de qualité à nos personnes les plus vulnérables vivant dans les foyers de soins de longue durée. L’inaction signifie que l’on refuse d’accorder la dignité aux personnes âgées et signifie des lieux de travail dangereux pour les travailleurs de la santé. Les choses n’ont pas à être ainsi », de dire Sharleen Stewart, présidente du SIES soins de santé. « Le projet de loi 13 accorderait au personnel de première ligne le temps nécessaire pour bien faire leur travail et ce de manière sécuritaire. Mon message au gouvernement de l’Ontario et à tous les députés : adoptez ce projet de loi et accordez aux travailleurs le temps pour soigner. »

« Depuis des années, les travailleurs de la santé, les résidents et leurs familles, ainsi que les députés conservateurs de l’opposition de 2017 demandent une norme minimale de soins imposée par voie législative sans les soins de longue durée », d’affirmer Katha Fortier, adjointe du président national d’Unifor. « Le projet de loi 13 mettra enfin en œuvre des améliorations attendues depuis longtemps dans ces établissements et nous souhaitons que le gouvernement mette la partisanerie de côté afin de faire preuve de respect à l’égard des personnes qui vivent et travaillent dans les foyers de soins de longue durée, respect que ces personnes méritent. »

La Dre Pat Armstrong, distinguée professeure de sociologie à l’Université York qui effectue des recherches sur les soins de longue durée depuis plus de vingt ans, s’est jointe aux dirigeants syndicaux dans le cadre de la conférence de presse. La Dre Armstrong et 24 autres universitaires ont récemment publié une lettre ouverte à l’Assemblée législative de l’Ontario, demandant une action au sujet du projet de loi 13.

« La COVID-19 a créé un consensus au sujet de ce que dit la recherche depuis des décennies, à savoir que sans effectif suffisant, les résidents et les membres du personnel ne sont pas en sécurité, encore moins épanouis, de dire la Dre Armstrong. Les récentes recherches montrent que les niveaux de dotation en personnel sont fortement associés aux éclosions de la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée, mettant l’accent sur l’importance d’agir rapidement pour atteindre ces minimums. »

Il n’y a pas de norme de soins minimale dans le secteur des soins de longue durée de l’Ontario depuis que le gouvernement conservateur de l’Ontario l’ait éliminée en 1996. Depuis, les syndicats de la santé et de nombreux groupes de défense demandent constamment le rétablissement de l’exigence en matière de dotation en personnel. L’Association des soins de longue durée de l’Ontario, qui représente principalement des prestataires à but lucratif, s’oppose constamment à une norme de soins.

 

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