Les résident(e)s du centre de soins de longue durée Villa Marconi sont à court de linge propre, une situation due à la négligence de la direction. En juin dernier, des membres du SCFP 4793 ont organisé des piquets d’information devant l’établissement situé sur Baseline Road afin de dénoncer les mises à pied impitoyables au sein des services de buanderie et d’entretien. Depuis, la direction a réduit les horaires des travailleuses et travailleurs syndiqués et s’est lancée dans une campagne de représailles et de harcèlement à l’encontre des membres du syndicat.
Des quarts de travail ont été retirés au personnel, puis remis à de la sous-traitance. Toute résistance s’est vue accompagner d’intimidation et de harcèlement de la part de la direction. « Ces tactiques antisyndicales sont intolérables », s’est insurgée Sherry Wallace, coordonnatrice du secteur des soins de longue durée au SCFP. « L’employeur refuse depuis des années de rencontrer le syndicat pour négocier une convention collective équitable. Et voilà qu’il procède à des coupes dans les services qui mettent les résident(e)s en danger! »
En raison des coupes effectuées, le linge sale s’accumule dans l’établissement. Les résident(e)s se retrouvent ainsi sans vêtements ni draps propres, car la direction n’a pas prévu suffisamment de personnel à la buanderie. Les préposé(e)s aux soins personnels et autres préposé(e)s aux soins de première ligne sont contraint(e)s de délaisser leurs tâches principales pour compenser ce manque. La situation accentue le stress d’un personnel déjà à bout.
« C’est tout simplement insoutenable », de dire Charmaine Sutton Archer, présidente du SCFP 4793. « Ces réductions portent préjudice au personnel et aux résident(e)s. L’employeur doit corriger le tir. »
Les membres du SCFP 4793 sont sans convention collective depuis 2023. L’employeur refuse de rencontrer le syndicat pour discuter des sujets de préoccupation ou négocier une convention collective. Un arbitrage des différends est prévu pour avril 2027.