Le syndicat des employés du secteur public de l’Ontario a multiplié les demandes pour un examen du Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario, affirmant que la perte de pensions pour 2020 fait partie d’une longue tradition de sous-rendement.

En réponse, OMERS a affirmé, mercredi, qu’un examen indépendant « n’est pas justifié ».

La Division de l’Ontario du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a affirmé que l’année 2020 a été plus qu’une « année difficile » pour OMERS, qui a affiché un rendement négatif de 2,7 pour cent en 2020. Le syndicat, qui initialement a exprimé son opinion lorsqu’OMERS a rendu ce résultat public en février, a publié un rapport mercredi qui suggère qu’OMERS ne respecte pas ses propres seuils de référence internes, tout comme d’autres régimes de retraite canadiens importants, depuis dix ans ou plus.

Le SCFP affirme que le rendement de 6,7 pour cent sur dix ans d’OMERS est inférieur à celui de sept autres régimes de retraite canadiens majeurs, dont les rendements au cours de la même période variaient entre 8,5 pour cent et 11,2 pour cent. C’est également inférieur au seuil de référence interne de 7,3 pour cent sur dix ans. Selon le SCFP, OMERS ne divulgue pas le seul de référence sur dix ans dans ses rapports annuels, ce qui le rend différent d’autres régimes. Le SCFP a affirmé qu’OMERS a fourni les chiffres au syndicat.

Le sous-rendement à long terme peut également être constaté au cours de la période de dix ans s’étant terminée en 2019, ce qui indique que la question n’est pas uniquement le résultat du rendement d’OMERS pendant la pandémie, selon le SCFP.

Le SCFP a déjà soulevé des préoccupations quant à la gestion d’OMERS, y compris une longue critique de ses dépenses après qu’il ait annoncé ses résultats de 2018. Fred Hahn, président du SCFP-Ontario, a affirmé que le syndicat a collaboré avec la direction d’OMERS et « on n’a pas cessé de nous dire que tout irait bien… nous n’avons pas été satisfaits par cette réponse ».

M. Hahn et d’autres membres du SCFP qui étaient présents mercredi à la conférence de presse ont posé des questions à savoir si les prestations seraient ultimement menacées.

« Ce régime nous tient à cœur – nous voulons régler les problèmes pour donner une certitude à nos membres », de dire Yolanda McClean de la section locale 4400 du SCFP/Travailleurs de l’éducation de Toronto.

Dans une déclaration, George Cooke, le président du conseil d’administration de la Société d’administration d’OMERS a affirmé que le conseil, qui est nommé par les promoteurs des employeurs et des employés du régime, « examine constamment et soigneusement le rendement des placements, indépendamment de la direction, en faisant appel à des experts externes lorsque cela est approprié ».

« Après les résultats affichés en 2020 spécifiquement, nous avons examiné soigneusement notre stratégie d’investissement et nos décisions passées avec l’esprit ouvert, d’affirmer Mr. Cooke dans sa déclaration. Nous avons confiance en notre nouvelle équipe de direction, qui est une équipe forte, et nous avons conclu que notre stratégie d’investissement est appropriée. Un examen indépendant additionnel par une tierce partie n’est pas justifié. »

Le SCFP-Ontario représente 125 000 des 289 000 membres actifs du régime. Deux chercheurs du SCFP ont rédigé le rapport, qui a été examiné par PBI Conseillers en actuariat de Vancouver. « En général, nous croyons que l’analyse est suffisante pour conclure que le rendement des placements d’OMERS en 2020 et à plus long terme est considérablement inférieur à celui d’autres régimes comparables », d’écrire Bradley Hough de PBI.

En 2020, les placements immobiliers d’OMERS ont affiché une perte de 11,4 pour cent, tandis que la valeur de son portefeuille de capital-investissement a diminué de 8,4 pour cent. Son rendement a également souffert d’avoir été largement investi dans des actions de pétrole et d’essence et de services financiers procurant des dividendes et sous-pondéré dans des sociétés technologiques. Le cadre de référence d’OMERS était un gain de 6,9 pour cent, il a donc eu un rendement inférieur de 9,6 points de pourcentage, la plus grande marge de la dernière décennie, selon le SCFP.