TORONTO – La CSPAAT a été créée comme un système sans égard à la responsabilité, axé sur les travailleurs, afin de protéger les travailleurs blessés de l’Ontario et de leur garantir à la fois un filet de sécurité financière et les services nécessaires pour se remettre de leurs blessures et reprendre un emploi rémunéré. Cependant, la CSPAAT a perdu de vue son objectif fondamental et est plutôt devenue une entreprise axée sur les employeurs.
D’un côté, Jean Simon, qui travaille au Centre de services aux employeurs de la CSPAAT, déclare : « Nous veillons à ce que les employeurs de l’Ontario soient pris en charge, en consacrant tout le temps nécessaire pour répondre à leurs demandes et à leurs questions. Leurs problèmes sont toujours résolus et notre service dispose d’un personnel suffisant pour répondre à leurs besoins. »
D’autre part, Dawn Pledge, qui répond aux appels des travailleurs blessés, déclare : « Le plus difficile dans mon travail, c’est d’arriver au bureau et de voir une longue liste d’appels en attente. Mon cœur se serre à l’idée que la journée va être très chargée. Lorsque j’arrive enfin à répondre à un appel, le travailleur est naturellement frustré. Les appels sont souvent transférés vers un autre service, comme celui chargé du paiement des soins de santé, où les travailleurs doivent attendre 30 à 40 minutes supplémentaires. Il y a tellement d’appels et si peu de personnel qu’il n’y a même pas le temps d’aller aux toilettes, ce que la direction contrôle. »
Une étude internationalement reconnue et évaluée par des pairs a confirmé que les employés de la CSPAAT, principalement dans les services aux travailleurs blessés, souffrent de niveaux élevés d’anxiété et de dépression, directement causés par une charge de travail excessive. L’hygiéniste du travail qui a mené l’enquête a informé la CSPAAT que ce problème est si grave que certains employés risquent de se suicider, mais la CSPAAT n’a pas pris de mesures urgentes.
La charge de travail excessive, le stress et l’épuisement professionnel qu’elle entraîne chez le personnel ont une incidence indirecte sur le niveau des services fournis par la CSPAAT aux travailleurs accidentés de l’Ontario. La charge de travail est l’un des principaux facteurs qui ont conduit à cette grève, laquelle perturbe également de manière excessive les services de la CSPAAT.
Conformément à sa campagne de désinformation, la CSPAAT a fréquemment déclaré qu’elle gérait la charge de travail laissée par la grève et que « si des travailleurs ont été blessés au travail, ils continueront de recevoir les soins auxquels ils ont droit ». Cependant, selon des sources anonymes, environ 20 000 demandes d’indemnisation n’auraient pas encore été enregistrées.
D’autres rapports font état de travailleurs blessés, alités à l’hôpital depuis plus d’une semaine, qui auraient normalement dû recevoir un appel ou une visite du personnel de la CSPAAT, mais qui n’ont reçu aucune nouvelle de la CSPAAT.
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