ONTARIO – Les plus de 300 000 membres du SCFP Ontario sont fiers d’ajouter leur voix à la condamnation croissante des actions illégales découlant de l’escalade de l’agression des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela.

Nous nous joignons à notre syndicat national, au mouvement syndical canadien et international, ainsi qu’à de nombreux autres acteurs pour dénoncer cette grave violation du droit international, de la Charte des Nations Unies et des principes fondamentaux de souveraineté nationale et d’autodétermination.

Cet acte impérialiste effronté, qui implique le recours à la force militaire, à la coercition économique et à l’intimidation politique, y compris l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la première dame Cilia Flores, est extrêmement dangereux pour les travailleurs du monde entier. Avant tout, nous exprimons notre solidarité avec le peuple vénézuélien, qui est la cible de cette attaque.

Il est essentiel d’être clair : ces actions n’ont rien à voir avec la « démocratie » ou les « droits de la personne ». Elles sont motivées par les intérêts politiques et commerciaux des États-Unis, qui cherchent à contrôler les ressources pétrolières, foncières et énergétiques du Venezuela.

Il s’agit d’un acte unilatéral d’agression impérialiste de la part des États-Unis. Il n’y avait et il n’y a absolument aucun « consensus international » pour justifier une action militaire. L’histoire montre que même les prétendus consensus, lorsqu’on les examine avec le recul, reposent souvent sur des mensonges et des inventions. Dans tous les cas, ce sont les travailleurs, les jeunes, les femmes, les autres communautés marginalisées et la planète elle-même qui en paient le prix le plus lourd.

Le SCFP Ontario reconnaît que ces actions s’inscrivent dans un contexte plus large d’impérialisme et de colonialisme qui sape la paix, déstabilise les économies et érode les institutions démocratiques. L’histoire a montré que les interventions militaires de cette nature ne mènent qu’à la violence, à la répression et à une instabilité à long terme.

Nos membres et notre syndicat sont solidaires sans faille des travailleurs et du peuple vénézuéliens. L’avenir du Venezuela doit être décidé par les Vénézuéliens eux-mêmes, à travers leurs propres processus et luttes collectives, sans ingérence étrangère.

Le SCFP Ontario demande au gouvernement du Canada d’assumer pleinement ses responsabilités en vertu du droit international. Le Canada doit condamner clairement et publiquement l’agression des États-Unis, rejeter toute action militaire unilatérale et faire pression pour un retour à la diplomatie, le retour en toute sécurité des personnes enlevées de leur pays et une résolution pacifique. Nous demandons également que des sanctions soient prises à l’encontre de tout politicien canadien, y compris Pierre Poilievre, qui applaudit publiquement cet acte illégal et immoral.

Nous demandons en outre à l’Assemblée législative de l’Ontario de condamner cette violation dangereuse et flagrante du droit international, et au premier ministre Doug Ford de sanctionner et de renvoyer du cabinet — et, en fait, de l’Assemblée législative provinciale — tout membre de la Couronne qui a célébré l’agression des États-Unis contre l’État souverain du Venezuela.

Partout dans le monde, les travailleurs ont intérêt à résister à l’impérialisme et à défendre la paix, la souveraineté et l’autodétermination. Nous savons que nous avons beaucoup plus en commun avec les travailleurs du Venezuela qu’avec les magnats du pétrole ou les oligarques. Les membres du SCFP Ontario comprennent que notre avenir collectif dépend de la force de notre détermination et de notre solidarité en ce moment.

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Robert Murdoch, Communications du SCFP

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