Cher ministre Flack,
En tant que travailleur ontarien assidu et membre actif du régime de retraite OMERS, je vous écris pour demander à votre gouvernement de faire ce qui s’impose et de mettre en œuvre les recommandations de votre conseiller spécial Robert Poirier telles qu’elles ont été soumises.
Le projet de loi 68 a modifié la loi de 2006 sur OMERS d’une manière qui produit des demi-mesures dangereuses et qui va à l’encontre du fonctionnement de tous les autres régimes de retraite parrainés conjointement (RRPC) au Canada. Elles contrastent fortement avec les recommandations exhaustives qui ont été fournies à votre gouvernement dans le cadre de l’examen de la gouvernance d’OMERS.
La loi OMERS mentionne désormais le ministre des Affaires municipales et du Logement plus de 30 fois, principalement en lui accordant un contrôle réglementaire massif sur mon régime de retraite. Aucun autre RRPC au pays n’est soumis à ce type d’ingérence directe du gouvernement, ce qui est en fait tout à fait contraire à la définition même d’un RRPC. Cela doit changer.
La loi doit préciser clairement la représentation des promoteurs et les droits de vote. Elle doit garantir que le nouveau conseil des promoteurs puisse agir pleinement comme le ferait un promoteur dans tout autre RRPC, sans être entravé par des obligations fiduciaires confuses et perturbatrices qui vont à l’encontre de son rôle. À cet égard, les promoteurs doivent rédiger leurs propres règlements ou chartes et clairement maintenir toutes les obligations envers ceux qui sont uniquement responsables de l’administration du régime.
Chaque dollar versé à OMERS correspond au salaire différé des travailleurs qui y adhèrent. Mon promoteur aide à superviser et à négocier ces salaires différés. La loi doit démontrer que les promoteurs sont respectés pour le rôle important qu’ils jouent – sans eux, OMERS n’existerait pas.
La loi OMERS doit être modifiée davantage pour refléter ces changements importants afin que le plus grand régime de retraite du pays fonctionne d’une manière qui n’érode pas davantage la confiance des membres dans OMERS et n’entraîne pas des années de batailles juridiques au sujet du régime. C’est ce que l’examen de votre gouvernement était censé corriger.
Je me soucie profondément de ma pension ; je sais qu’elle constitue une partie essentielle de ma rémunération et un moyen de renforcer ma sécurité financière à la retraite. Je n’aurai de repos que lorsque mes droits et ma voix en matière de pension seront garantis. Je vous demande respectueusement de bien vouloir répondre à ces demandes.
Cordialement
<votre nom>